Dans quelles circonstances la publication par
un média d'enregistrements clandestins de
conversations tenues en privé peut-elle correspondre
à un motif prépondérant d'intérêt public ? Peut-on
objectiver la promptitude ou la diligence de l'éditeur d'un
service de communication en ligne en cas de publication
de discours illicites sur son site ? De quelle indécence, de
quelle obscénité la prohibition à la radio et à la télévision
des gros mots, de la nudité et de certains discours et
images relatifs à la sexualité est-elle la sanction ? La dignité
de la personne humaine limitative de la publication de
certaines images n'est-elle pas un substitut langagier
et politiquement correct de l'indécence ? Peut-être ces
standards juridiques, ces arbitraires légaux, ces notions
à contenu variable éprouvés dans la régulation du
contenu des médias sont-ils le creuset d'une sorte de
théorie juridique de la réception médiatique promue
par les autorités de régulation et les juges. Une théorie
dont les figures archétypales sont l'individu moyen, le
lecteur moyen, le public moyen, le spectateur moyen, le
téléspectateur moyen ou l'internaute moyen dans la peau
duquel les autorités de régulation et les juges disent
se glisser, cette transmutation mentale étant supposée
les dispenser du paternalisme politique, moral ou
esthétique qui caractérise pour sa part la «censure».
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