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L'accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique mondiale confère une meilleure image à sa révolution qu'à la révolution russe. Elles ont pourtant presque tout en commun : la révolution chinoise a été une copie conforme de l'autre, jusqu'à ce que Mao prenne conscience moins des vices du modèle que de son inadaptation à un pays surpeuplé du tiers-monde. Mais au lieu de corriger le modèle, Mao a prétendu aller plus loin et plus vite dans le même sens. À la différence de la réplique d'un séisme, d'ordinaire moins catastrophique, le Grand Bond en avant de 1958 est une réplique aggravée du Grand Tournant soviétique de 1929, conçu en fonction d'une fin rêvée sans tenir compte des possibilités. C'est en tournant le dos à la révolution que la Chine se développe à vive allure depuis et grâce à la mort de Mao. L'étude comparative inédite de Lucien Bianco fait ressortir les similitudes : toute-puissance de la bureaucratie, surexploitation de la paysannerie, qui provoque les deux plus grandes famines du XXᵉ siècle, mise au pas des écrivains et des artistes, répression, camps. La comparaison Staline-Mao qui couronne le tableau conduit l'auteur à remonter jusqu'à Lénine et à faire sien le constat d'un historien chinois : "Autant que possible, le mieux est d'éviter de recourir aux révolutions."