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Au Japon aussi, la nuit engendre des monstres. Lorsque les humains ferment leurs paupières, des créatures plus extraordinaires les unes que les autres, effrayantes et cocasses, se déplacent en cortège avant que la lumière du matin les disperse en les faisant fuir. Kyosai (1831-1889), ce peintre génial qui alliait la maîtrise technique la plus sûre à un esprit de liberté fort rare à son époque, réinvente une tradition qui remonte au moins au XVIe siècle, en livrant une version époustouflante de la Procession nocturne des cent démons. En tête court une armée de squelettes pourchassée par des monstres, d'un coffre surgit une ribambelle de démons, sandale, poêle ou gong pourvus de bras et jambes, grenouille dentue, parapluie surmonté d'un unique œil, lion à tête d'éléphant... c'est toute une fantasmagorie du bizarre et du grotesque qui défile sous nos yeux, puisant largement dans le répertoire foisonnant des yôkai, tengu, kappa et oni du folklore japonais. La virtuosité fantasque du peintre s'y révèle dans toute sa prodigalité, une parade macabre et hilarante à découvrir sur la nuit blanche d'une unique page, avant qu'elle s'évanouisse au soleil de la raison.