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Une villa princière de la Renaissance, quelque part en Toscane. La scène est au bord de la mer. Laissée seule par l’homme qui, onze ans auparavant, l’a prise pour épouse, la Reine redevient Princesse, retrouve la blancheur d'une inaltérable virginité. Elle regarde à l’horizon. Dans ses yeux, le ciel et la mer. Elle attend le fiancé, celui qu'elle s'est promis. Un signe d'elle a été convenu, lorsqu’il apparaîtra, au couchant, sur les flots. Et il gagnera ses rives. Et ce sera l'instant. Toutes ces années, elle s’est gardée pour cet instant. La barque approche, et quelque chose se brise. Ce signe, elle ne le fera pas. Voici un drame affranchi de l’action, qui se noue dans le silence, l’attente et le dialogue intérieur d'en-dessous des paroles échangées comme son unique intrigue. L'immensité du ciel et de la mer inscrit dans les regards les abysses d’impénétrables émotions. Au coeur même du verbe, comme en lignes de fuite, l’indicible innombrable des âmes. En 1900, Rilke, dans son journal, pressentait l'éclosion de ce que deviendrait ce poème dramatique déjà ébauché en 1898. Il le reçoit comme une apparition, à rebours de toute vision : «J’aimerais écrire un drame inscrit dans la nostalgie. Il faudrait l’intituler L’Aveugle. Tout à coup, je sais , je vois la silhouette mince d’une jeune fille dont la sensibilité s’est portée tout entière à la surface de son corps pour y fleurir.» Pièce en un acte écrite en vers, "La Princesse blanche", poème dramatique, en effet, par excellence, qui trouve sa forme définitive en 1904, condense en elle ce coeur indistinct du silence qui préside à l'ensemble de l'oeuvre du poète, comme le lieu de la vérité première, du dépouillement d’aucun artifice, d’une implacable exposition à l’épreuve de l’Ange, où remonter toujours, d'où repartir toujours, pour tout recommencer.