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Simples volatiles, la poule et le coq comptent aussi, avec le chien, parmi les plus anciens animaux domestiques. Leur chant raconte la présence de l’homme, leur absence marque le désert. Nul autre qu’Élie Reclus ne pouvait les raconter avec tant d’intelligence et de bonté dans leur vie propre et dans ce compagnonnage bonhomme qui nous les rend si communs et si proches à la fois. Dans La poule, le coq plus qu’ailleurs, l’axe du monde se déplace et « notre individu cesse d’être le centre autour duquel gravite la Nature entière ». De l’homme, Élie Reclus pouvait dire qu’il est de tous les animaux le plus cosmopolite. Des animaux domestiques il savait, comme son frère Élisée, remarquer qu’il n’est pas une idée qu’ils ne devinent, pas un sentiment humain qu’à l’occasion ils ne comprennent ou ne partagent. Si Élie Reclus est du parti des bêtes, c’est bien parce que rien de ce qui est humain ne lui est étranger ; parce qu’il tient la conscience d’un animal aussi chère et sacrée que la sienne propre.