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« Qu’écrit-on lorsqu’on n’écrit pas ? » est le point d’exploration de Christiane Veschambre dans ce texte qui creuse le sillon de ses livres précédents en interrogeant la langue « déambulatrice » qui infuse, surgit mais aussi échappe. Une langue-être vivant, à l’existence propre face à « l’inaltérable neutre / du réel / qui ne s’écrit pas » ; des thèmes qu’elle avait déjà abordés dans Basse langue, puis Écrire, un caractère et dont la réflexion se poursuit en ayant recours à l’écriture poétique. Sur ce territoire qu’elle ouvre par deux exergues, l’un de Hölderlin, l’autre de Clarice Lispector, Christiane Veschambre met en mouvement une poésie, la « langue handicapée », qui laisse aller et venir, écrire et s’enfuir les calendriers élargis de l’enfance et d’un solstice. Le long des rêves qui la ramènent au passé, elle accueille à nouveau les visites de Mrs Muir, le personnage du film de Mankiewicz, ou encore des filles du côté d’Orouët, du film de Jacques Rozier. Ainsi elle recommence tout à la fois le récit de ce qui a été vécu en rendant vivant ce qui ne l’a pas été, lorsque « le rêve de la nuit / dit / que veut vivre / le rêve destructeur ». En retours à la ligne, Christiane Veschambre saisit là et écrit ce que le rêve, mais aussi l’angoisse et l’étrangeté qui logent en nous, mettent aux aveux dans la plus stricte banalité du quotidien, mêlant la prose et la poésie comme un passage vers ce qu’il y a de plus intime. Un quotidien au fil duquel son je s’éloigne, sans regret, laissant place à l’inconnu, et peut-être aussi à ce qui n’avait pas de place jusque-là. Une nébuleuse aux prises du présent, dans laquelle ne pas écrire n’a de cesse de battre la mesure du silence.