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« De nombreuses églises ou sectes, écrit Saint Loup, en conclusion de son roman, portent la responsabilité des erreurs commises dans le travail d’évangélisation, erreurs qui aboutissent au crime de génocide ». Avec La nuit commence au Cap Horn, Saint Loup signe l’un des plus grands romans français du XXe siècle. Le « sort », très sollicité, ne lui a pas accordé le prix Goncourt en 1953. Mais il est de ces livres qui n’ont nul besoin d’une consécration officielle. Jamais l’évangélisation des peuplades primitives n’avait été rendue avec un tel réalisme, ce qui va de pair avec une brutalité infinie et un tragique incontournable. Qui se souvient des Oonas, des Alakaloufes ? Peuples fiers encore au début du XIXe siècle, ils n’auront pas vu le soleil boréal se lever à l’aube du siècle suivant. La parole de l’Évangile s’était offerte à eux. Mais « La nuit commence au Cap Horn » n’est pas seulement le récit de la dramatique désagrégation des tribus fuégiennes. Les protagonistes de ce livre s’inscrivent dans la série des héros de Saint Loup. Chevaliers du désespoir, combattants de la fidélité, ils lutteront jusqu’à la mort. Car il n’y a pas de vainqueur. Perdus, les guerriers des Volontaires, des Hérétiques ou des Nostalgiques, perdu le pasteur Mac Isaac de La nuit, seul, Barbaira à la fin de Nouveaux Cathares… Et pourtant, ils étaient tous animés par la volonté de puissance, chère à Saint Loup. « Celui qui lira « La nuit commence au Cap Horn » sera transporté aux antipodes, vers ces contrées où s’embrassent le feu et la glace : chocs titanesques dans un espace où le temps se serait arrêté à l’origine. Mais le lecteur ne s’y attardera pas et remontera plus loin encore à la recherche de sa propre âme, avant « la nuit », avant le génocide… » En 1953, au terme d’un scandale qui a éclaboussé le milieu littéraire français, « La nuit commence au Cap Horn » n’a pas eu le prix Goncourt. Les Académiciens n’avaient pas accompli ce retour sur eux-mêmes, ils demeuraient dans la nuit de l’ethnocide… austral.