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La « Vieille Alliance », alliance culturelle et militaire entre la France et l'Écosse, est connue comme l'une des plus anciennes du monde, et des recherches récentes ont montré les influences réciproques des deux cultures pendant la période des Lumières. Mais cette tradition perdure-t-elle au XXe siècle ? C'est la question à laquelle une dizaine de spécialistes britanniques et français tentent d’apporter une réponse dans cet ouvrage, en explorant la manière dont des auteurs et des traducteurs écossais de ce siècle se sont nourris de littérature française et francophone. Ils étudient notamment la dette de Hugh MacDiarmid envers Valéry, les liens entre la prose de Neil Gunn et celle de Proust, les échos de Corbière et de Laforgue dans la poésie de Sidney Goodsir Smith, et le rapport du poète, paysagiste et sculpteur très controversé, Ian Hamilton Finlay, à la Révolution française. Ils se penchent également sur la traduction vers l’écossais des œuvres du dramaturge québécois Michel Tremblay, sur les prolongements des expériences stylistiques de Zola dans l’œuvre de James Kelman, et sur l’intégration joyeuse de l’œuvre de Lautréamont dans l’écriture romanesque de Frank Kuppner. La présence française dans la fiction écossaise la plus récente est abordée avec l’évocation des écrits d’Alasdair Gray, de Ronald Frame, de Janice Galloway et d’A. L. Kennedy, et la trajectoire du poète scotto-français, Kenneth White, n’est pas oubliée. Enfin, une étude fait le point sur l’ensemble des traductions françaises de littérature écossaise au XXe siècle.