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La ville, que l’on a longtemps opposé à la nature, est elle-même « un fait de nature », et le phénomène urbain dépasse, par nature, toute velléité de maîtrise et de contrôle. « Une ville ! C’est la mainmise de l’homme sur la nature » disait Le Corbusier, et l’on conçoit aujourd’hui encore la ville comme un artefact, un fait technique produit selon les lois de notre industrie, voire une « machine à habiter ». Mais une ville réduite à une idée n’est plus une ville ; il y manque la vie qui est aux murs de la ville ce que le fleuve est à son lit, l’âme, la sève et l’esprit. « Nul n’entre ici s’il n’est géomètre » avait inscrit Platon à la porte de son « Académie ». Et c’est ainsi que l’on a si longtemps cherché une solution géométrique au problème du bonheur des hommes. Or il ne saurait y avoir de ville hors de l’altérité des hommes, de la matérialité et de temporalité d’un monde en partage. Car les villes, elles aussi, obéissent à cette nature qui gouverne les êtres vivants, insaisissable en son principe, étrangère à notre logique, incompréhensible à notre “raison“. Surgie de cette indéchiffrable fécondité du chaos, la physis d’Aristote et des stoïciens, la natura naturans d’Averroès et des scolastiques, la nature de Spinoza et de Goethe reprend aujourd’hui ses droits. Elle préside à toute destruction et à toute création, des étoiles au métabolisme des vivants, de la croissance des arbres, des fleurs et des enfants, aux mouvements de l’amour et de la haine, c’est elle qui porte notre foi dans la vie et la liberté créatrice de notre esprit.