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Entre 1815 et 1848, sous deux régimes successifs et sous le règne de trois rois aux passés et aux personnalités très différents, les Français ont fait leur premier véritable apprentissage des libertés politiques. Le système représentatif s'installe, non sans limites et surtout non sans heurts. Une révolution en 1830, mais aussi, plus durablement, une forte instabilité ministérielle sont le prix à payer pour l'introduction du système parlementaire dans notre pays. Confrontés à des assemblées de notables, Louis XVIII, Charles X, puis Louis-Philippe s'efforcent, avec plus ou moins de sens politique, de concilier l'émergence inéluctable des libertés avec l'affirmation de l'autorité royale, dans une France traversée par de profondes évolutions sociales, économiques, religieuses. Ces trois décennies, où se mêlent survivances de l'Ancien Régime et aspirations à la modernité, sont portées par un débat politique de grande intensité, dominé par l'affirmation croissante du libéralisme contre l'esprit de tradition. Des personnalités d'exception se détachent : Guizot, Thiers, Benjamin Constant, Chateaubriand, Lamartine. De grands courants d'idées émergent - radicalisme, socialisme, catholicisme social -, accompagnant des revendications sociales et politiques qui marqueront le XIXe siècle tout entier, l'affirmation de la sensibilité romantique contribuant à entretenir une contestation permanente. Expansion économique enfin et affirmation des libertés parlementaires, mais aussi terreur blanche, attentats contre la personne royale, émeutes et révolutions n'annoncent rien d'autre que l'adolescence politique de la France contemporaine, encore traumatisée par le tumulte révolutionnaire et le despotisme impérial. Avant même l'instauration de la République, et malgré l'épilogue brutal de 1848, la période de la monarchie constitutionnelle a posé les principes et fondé durablement l'exercice des grandes libertés d'opinion, de discussion, d'expression qui sont devenues pour nous inséparables de la démocratie.