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Le XXe siècle, plus qu'aucun autre, passe pour le siècle de l'histoire. Il cherche quels événements sont dignes de mémoire et cultive une discipline chargée de les comprendre. Nous respectons volontiers les historiens qui savent comment raconter l'homme à l'homme. Nous pouvons nous contenter de les écouter comme des sages. Certaines horreurs commises au nom même de l'histoire peuvent néanmoins nous alarmer. Sans fondement moral, les pires dérives idéologiques sont à craindre. L'interprétation historique ne nous protège de rien, suggèrent, avec impertinence, les philosophes. Si l'histoire examine les événements qui sont arrivés, pendant que la philosophie se soucie de principes qui n'existent jamais, comment ne s'opposeraient-elles pas tôt ou tard, et vivement ? Par essence, l'histoire et la philosophie sont jalouses l'une de l'autre. Elles veulent édifier le même monde. Plus que sur la vérité, les philosophes et les historiens se disputent sur le sens d'une société laïque, résolument humaine, délivrée des intérêts pas toujours francs des mythes, des légendes et des superstitions. Hélas ! Notre civilisation semble de moins en moins attirée par les valeurs culturelles classiques, établies par l'histoire et garanties par l'école. Sous la forme de la consommation généralisée, l'envie folle nous guette de laisser agir la loi du plus fort. L'histoire a montré quelles horreurs cette fascination a pu déchaîner. La démocratie que nous désirons n'en est pas moins une invention de philosophes. Alors ?