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Les peuples "primitifs" voient-ils de la même façon que les peuples européens ? Les paysannes distinguent-elles le bleu du vert ? Pourquoi leurs vêtements sont-ils si bariolés ? Odeurs et couleurs peuvent-elles contribuer à dérégler le système nerveux ? Telles sont, au XIXe siècle, quelques-unes des questions qui agitent la Société d'anthropologie de Paris, nourrie des travaux des physiologistes, des psychologues et des médecins. Tous s'accordent sur la hiérarchie des sens établie par Broca à la suite de ses recherches sur la topographie du cerveau et les troubles du langage : du plus noble des sens, la vision, au plus trivial, l'odorat. Dès lors, les anthropologues vont s'efforcer de comprendre comment les différents individus, groupes et races font usage de leurs facultés intellectuelles et sensorielles. Recueillies à l'aide de protocoles d'observation et de questionnaires-échelle chromatique des yeux, de la peau et des cheveux, notamment -, les données anthropométriques constituent une carte d'identité de la population française. La classification raciale et sociale qui s'ensuit permet de circonscrire un nouveau domaine de la médecine : la santé des masses. Il s'agit alors de prescrire l'ordre sensoriel le plus conforme à l'hygiène et à la morale collectives : éviter les aliments épicés qui risquent d'exciter la sensibilité, moduler l'éclairage de l'habitat et des lieux publics, combattre la myopie... Reliant le corps individuel au corps social, la mesure des sens devient ainsi un instrument de contrôle politique de la société.