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"Cuisinée à Londres à partir de mystères, romans et fabliaux dont la racine plonge aux plus antiques fontaines de la Méditerranée, la comédie signée Shakespeare relate surtout une entreprise de dressage... La cravache au poing, un homme, un bel homme, corrige une femme rétive, la sienne, ou qui sera la sienne... Mégère, sauvage et méchante a priori, la femme, dans l'affaire, n'est autre que la femme, eh oui ! l'étrangère zoologique sans queue ni tête, à dominer dans tous les sens et par tous les moyens. De fait, les cinq actes de la brochure originelle ne se lassent pas de détailler le martyre de la pauvre Catherine. Après quelques ruades au début, elle n'ouvre pour ainsi dire plus la bouche, accablée de brutalités masculines, jusqu'à ce qu'à la fin, militairement conquise et géométriquement soumise par son pacha, Petrucchio, elle proclame la toute-puissance de la barbe. N'était-il pas tentant d'élargir, de moderniser cette espèce de fait divers arabe ou sicilien ? Comment ? D'abord en fournissant les deux partenaires d'une énergie de même densité. Puis en les supposant conscients de la malédiction qui pèse sur le couple et qu'ils s'efforceront, en ce qui les regarde, d'épuiser par un simulacre bagarreur d'un réalisme risqué. Ma Catherine et mon Petrucchio ne se ménagent pas, se balançant l'un à l'autre des rafales d'injures et de brimades tout au long du protocole tour à tour sinueux, burlesque et fracassant du judo des sexes... Et Shakespeare ne m'a, quant à moi, pas lâché tout le temps que je me décarcassais à rewriter d'un bout à l'autre, dans une lancée autonome de plain-pied avec le vocabulaire, le rythme et l'esprit de notre langue, cette joyeuse épopée conjugale..." Audiberti.