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La bataille pour la libération de la Manche dure très longtemps, de la nuit du 5 au 6 juin 1944 à l’aube du 14 août 1944. Si le débarquement des Américains à Utah Beach se passe plutôt bien, les combats s’en suivant sont beaucoup plus acharnés que prévu, les Allemands tenant jusqu’à l’extrême limite de leurs forces. Avec l’aide de la résistance locale menant la guérilla sur les arrières allemands, les Américains parviennent à s’imposer, à la fin de juillet, au prix de pertes élevées dans leurs rangs, mais aussi parmi la population. La destruction programmée de plusieurs villes manchoises fait de nombreuses victimes civiles, ainsi que d’importants dégâts matériels, à l’instar des combats et des représailles allemandes. Au total, un tiers des Manchois sont contraints à l’exode dans les pires conditions de déplacement et d’hébergement. La sortie de guerre s’avère de ce fait singulièrement difficile dans la Manche martyr. Le retour de dizaines de milliers de réfugiés est problématique dans un département à l’économie profondément désorganisée. Le ravitaillement, le rationnement, le logement, les explosions de mines et les agressions de la part de militaires américains allant jusqu’à remettre en cause leur image de libérateurs constituent les principales séquelles de la bataille dans un département sacrifié. Michel Boivin, historien, sociologue et politologue, est professeur émérite des universités à l’université de Caen. Il collabore à La Manche Libre et à Tendance Ouest.