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Dénoncé par sa femme pour ses opinions secrètement libérales, le ministre Werner fuit, avec sa secrétaire, le monde oriental. Retenu quelques heures avec d'autres candidats à la liberté dans la maison du passeur - la frontière occidentale est momentanément fermée -, il est rejoint par deux partisans, Hagen et Krauss, qui sont chargés d'empêcher sa fuite "par tous les moyens" et qui se font passer pour des gens pressés aussi de fuir. Werner, malgré la fermeture de la frontière, pourrait passer sur-Ie-champ. Pour le retarder, Hagen fait appel à sa pitié : va-t-il partir avec sa secrétaire qu'il aime et abandonner sa femme à un sort incertain ? Werner se laisse convaincre : il attendra donc. Mais en jouant avec la pitié, Hagen a joué un jeu dangereux. Il Ia croyait morte en lui, tuée par la "doctrine" et ses activités de partisans ; elle n'était qu'endormie. Il voit d'un oeil nouveau ces gens - il y a des femmes, une jeune fille - qu'il va falloir tuer en même temps que Werner, pour que nul ne puisse témoigner que le ministre a voulu s'enfuir. Cela, il ne le peut plus. La découverte de la pitié l'a frappé comme une grâce ; elle l'entraînera jusqu'en ses définitives conséquences : il contraindra Krauss, son ami - mais en qui la pitié est définitivement morte -, à l'abattre avec ses compagnons d'un soir dont l'a rapproché, en dépit de toute politique, la découverte d'une authentique communauté humaine. Hâtivement résumée, la pièce de Thierry Maulnier semble être démonstrative ; il n'en est rien ; elle est riche de scènes émouvantes - comiques, parfois - et construite sur un rythme précipité qui ne laisse pas de répit. Ce n'est pas une démonstration en faveur de la pitié, c'est la peinture même d'un sentiment qui devient, peu à peu, si présent qu'il vous prend à la gorge et vous mêle à l'action.