Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Hier soir, j'ai tracé les premiers mots d'une fin que je voulais comme un recommencement : « Nous attendons la neige, c'est pour d'un jour à l'autre... » Mais, encore une fois, la nature m'a devancé : ce matin, le jardin est tout blanc, le vent feule à ma fenêtre - au cours de la nuit, il nous a fracassé une hydrangée, le petit caragana près de la galerie et la plus belle branche du lilas sous le pommier. Nos tas de feuilles gisent comme des fauves abattus, leur pelage ensanglanté talqué de givre. Il n'empêche, j'achève bien comme j'ai commencé, les doigts raides agrippés au crayon, un oeil à la fenêtre et l'autre sur la page d'un livre. La peur et le désir, encore et toujours, et les mots qui disent le fol effroi et l'indispensable confiance de vivre. Disons simplement que j'ai bénéficié, noircissant ces pages, de ce qu'on appelait autrefois la liberté des savanes, cette échappée provisoire autorisée à l'esclave, qu'on lâchait dans le monde inhospitalier, cette permission officieuse de survivre, sans papiers d'affranchissement. En équilibre entre la honte de pleurer et l'effronterie de rire, écrire encore, puisque écrire, comme lire, c'est revoir, mais revoir ce qu'on n'avait pas vraiment vu. Après Le Monde sur le flanc de la truite, après Iothéka', après Le Seul Instant, Robert Lalonde nous propose à nouveau des pages de ses carnets, les plus belles, peut-être, à ce jour. La Liberté des savanes, où règne un équilibre fragile entre l'ombre et la lumière, nous ouvre toutes grandes les portes de l'atelier de l'écrivain et de la bibliothèque de ce fabuleux lecteur qu'est Robert Lalonde.