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La guerre qui ne peut pas avoir lieu Avec la guerre qui se dessine entre la Russie et les puissances de l'OTAN, nous sommes plus près d'une guerre nucléaire que nous ne l'avons jamais été pendant la guerre froide, pourtant la plupart des gens sont aveugles à ce danger. Comme si l’arme nucléaire n’avait qu’une seule fonction : dissuader l’autre de s’en servir et ainsi maintenir l’équilibre mondial. Mais quelle est la nature de cet équilibre ? Pour les partisans de la dissuasion, aucune puissance ne serait assez folle pour tenter une attaque, risquant du même coup son anéantissement. Ainsi, la possibilité d'une apocalypse serait la condition de la paix durable. Revenant sur cette thèse, Jean-Pierre Dupuy s’interroge sur cette paradoxale menace protectrice et sur l’efficacité réelle de la dissuasion, entre défiance stérile, erreur de calcul et automatisation des dispositifs. Jean-Pierre Dupuy Philosophe, il est professeur émérite à l’École Polytechnique et professeur titulaire à l’université Stanford (Californie). Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages dont, chez Points, Pour un catastrophisme éclairé (2004) et Petite Métaphysique des tsunamis (2014).