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En 2015, le neurochirurgien italien Sergio Canavero a provoqué une onde de choc en promettant une première greffe de tête humaine avant la fin 2017. Mais ce n'était que la plus récente étape d'une vaste entreprise médicale et médiatique amorcée deux ans plus tôt par la publication d'un article controversé exposant le projet. Scientifiques, journalistes, bioéthiciens, théologiens, blogueurs, ont tenté d'en prendre la mesure. C'est dans ce labyrinthe que s'aventure cet essai. Tout en décrivant le projet d'une greffe de tête humaine, il en rappelle la préhistoire - littéraire et scientifique - et en approfondit les enjeux éthiques et philosophiques. Monstruosité ou exploit, il se déploie ainsi entre la science et la fiction, suivant en cela le docteur Canavero lui-même qui, à certains égards, ressemble au savant fou d'un étrange feuilleton. « Je ne me donnerai pas pour tâche de déterminer sa faisabilité ou son bien-fondé d'un point de vue éthique, et encore moins scientifique ; ces questions seront toujours abordées en tant qu'elles font partie de la vaste mosaïque des narrations entourant le projet d'une greffe de tête. » Une part non négligeable de l'intérêt que suscite ce projet tient à ce qu'il n'existe encore qu'en puissance, aussi bien pour les observateurs que pour ses concepteurs, qui peuvent dès lors librement promettre et prédire ce qui, un jour, pourrait être réalisé. Ce possible stimule l'imagination en dilatant l'espace disponible à la spéculation. Parler d'un projet qui n'est pas encore réalisé permet de le devancer, plutôt que de simplement le décrire après coup.