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À environ deux kilomètres à l’ouest de Riom, capitale de l’ancienne Auvergne, le village de Mozac s’est bâti autour d’un important monastère bénédictin. Au début du XVIIe siècle, un Michel Mercier, magistrat à Riom, acquiert le fief de Portabéraud, château et domaine situés tout près de l’abbaye. Plus tard, un autre Michel Mercier achète l’office anoblissant de secrétaire du Roi. Son fils, Gabriel Mercier, né en 1716, décide à la mort du père en 1744 de se défaire de ses charges pour vivre en rentier, occupation fort honorable à cette époque. Il délaisse l’hôtel familial riomois et réside dès lors à Portabéraud. Il agrandit le domaine par diverses acquisitions de terres. Il y fait non seulement transformer l’ancienne maison de maître, mais dirige également l’aménagement du parc que peuplent de ravissantes statues en terre cuite sur des thèmes tirés de la mythologie gréco-romaine, de la pastorale ou du théâtre. Cette réalisation nous éclaire sur ses goûts et sa culture. Il constitue aussi à Portabéraud une bibliothèque qui, de même, témoigne de sa personnalité : celle d’un épicurien moderne, esprit ouvert aux idées nouvelles, homme des Lumières à sa façon, mais nullement militant. On s’étonne presque qu’il ait été choisi en 1790 comme maire de la nouvelle commune de Mozac. Remplacé dans ce mandat dès novembre 1791, Gabriel Mercier meurt paisiblement le 12 octobre 1793. Malgré les injures du temps, la demeure et ses jardins témoignent chez ce notable provincial de la fin du XVIIIe siècle d’un art de vivre discrètement aristocratique. L’historien de l’art Pascal Piéra présente le domaine et ses richesses ; pour leur part, Jean Ehrard et Daniel Lamotte restituent la bibliothèque disparue de Portabéraud. Les auteurs ont pu travailler à partir de documents d’archives inédits qui font de cet ouvrage une source importante d’informations que servent de nombreuses et belles illustrations.