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Les parents de Laura et de sa soeur Moira ne sont pas comme les autres, ce sont des Catalans militants communistes et autonomistes, un mouvement encore clandestin dans l'Espagne du franquisme finissant. Et si les filles semblent à l'abri du danger inhérent à cet engagement, leur enfance est néanmoins marquée par une obsession, une règle instituée sans la moindre explication, une phobie, un non-dit autour de la photographie, qui est, dans cette famille, strictement interdite. Ainsi, dès le plus jeune âge, les petites sont-elles entraînées à composer des photos-pensées ; à mémoriser pour l'éternité les instants heureux ou la beauté d'un lieu. Autrement dit, une responsabilité vertigineuse leur est imposée : la sauvegarde du temps passé, de l'instant ou de l'image d'elles-mêmes voués à l'effacement.
Aujourd'hui Laura a trente ans et le silence de ses parents au sujet de cette exigence diabolique lui est devenu intolérable. Car Laura est persuadée que tout cela ne fut que mensonges. Que des photos d'elle ont été prises à son insu, qu'elles sont cachées quelque part et qu'il est urgent de les retrouver.
Sans doute faudrait-il ajouter un détail qui n'est peut-être pas étranger à cette histoire sans image : Laura n'a que neuf doigts.