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Depuis la périphérie maritime d’un appartement familial empoisonné par la toute-puissance d’un chef de famille, en compagnie de La Figure, autant guide fictif, acolyte picaresque (« Un jour mon Sancho Panza, un autre ma tempête intérieure ») que double indispensable, le narrateur témoigne du difficile combat d’une émancipation personnelle. Comment il faudra en finir avec l’appétit de vengeance qui sait si bien le tenir droit. Dans la matière de sa mémoire, et ses refuges imaginaires, il installe son chantier de fouille. Le texte, comme un tunnelier piloté par un clown ou un toréro, s’enfonce dans le passé avec obstination, pour ressurgir ici et là. Drôle, tragique, poème de gravas, de haine, de fracas, poème d’amour et de doutes, et surtout, avant tout, chant pour la mère.
Bertrand Belin livre un formidable récit pudique et joueur, qui détourne l’aveu autobiographique dans un langage fracassant, fanfaronnant. « C’est ailleurs que je creuse ma galerie. Dans une matière délirante et délirée. » Ici, on ne règle pas ses comptes : « Il ne s’agit pas d’une réparation et je ne veux me débarrasser de rien. » Mais on plonge dans le chant malaisé de la vie même. Une parade dans le langage qui rend à la mémoire et son exercice toute sa part d’invention et de salut. Avec cet aveu ultime et poignant : « Mais peut-être que je fanfaronne. De toute évidence, je ne crois pas à la possibilité de mon récurage.»