De la maîtresse de maison à l'avortement, des mauvais
combats du féminisme à la prostitution, du bonheur
de la frivolité à la violence domestique, de la solidarité
féminine au tabou de l'argent, de l'amour courtois au
déclin du mâle, Bénédicte Martin épelle, dans le sillage
de Colette, une féminité rebelle.
Entre manifeste et poème, imprécation et programme,
l'auteur tisse avec des mots brûlants et des vers luisants
une héraldique de la femme contemporaine. Celle qui
se désagrège à la quarantaine sur les marches des tribunaux,
venant solder ses amours alors que sa sexualité est
dans la fleur de l'âge ; celle qui échoue sur les rivages sableux
d'un homme, forcée d'incarner à la fois la salope,
la cuisinière et la bonne mère. C'est elle qui marche dans
la rue, devant ou derrière vous, interrogeant et fouettant
la condition de femme.
Était-ce vraiment cela que le féminisme nous promettait
? Des pensions alimentaires et du sexe par-derrière ?
Née en 1978, Bénédicte Martin, telle Constance dans
L'Amant de lady Chatterley, se plante devant le paysage
dévasté de la condition féminine et jette ce cri : «Qui a
voulu ça ?»
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