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À l'orée de l'époque hellénistique, vers 300 av. J.-C., le jeune athlète Athènodôros est vainqueur à la boxe durant les concours panhelléniques. Il remporte la couronne pour sa cité d'origine en se faisant proclamer comme Éphésien. Il y a pourtant un hic : le garçon n'est pas citoyen d'Éphèse ! Il y est étranger résident dans la catégorie des isotèles, ceux qui paient les mêmes impôts que les citoyens. À son retour, la cité s'empresse de régulariser sa situation en lui accordant la citoyenneté.
Tous les Grecs n'ont pas l'audace d'un Athènodôros, mais tous ont une expérience de cette politeia, la citoyenneté, qui passe autant par des pratiques que par des lois. Ces pratiques sont au cœur de la présente enquête, et même plus précisément celles qui permettent la « fabrique du citoyen ». Par cette expression, l'auteur entend que le statut de citoyen, dans les cités grecques, n'a pas l'évidence qu'on pourrait lui supposer, mais qu'il s'agit, pour les individus, d'une construction qui prend du temps et demeure fragile. Car la naissance est loin de tout résoudre, surtout dans des sociétés qui ne connaissent pas l'État-civil. D'Aristote à Auguste, la politeia est donc quelque chose qui se travaille tout au long de la vie.