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La Droite buissonnière a été écrit à la fin des années 50. Il porte la date de sa publication, du souci qui l’a gouverné, du zèle qui y a correspondu dans la hâte. Pol Vandromme s’était refusé, jusqu’ici, à sa réédition. Il y consent aujourd’hui, et il dit pourquoi dans une préface inédite. Parce qu’une ardeur prémonitoire fermentait dans le libelle d’autrefois, que l’essentiel de son esprit et de sa manière s’y trouvait en germe. À savoir : le refus de la politique militante, le privilège absolu concédé à la littérature, la liberté de l’allure, le style comme une éthique, la continuité d’une recherche, l’approfondissement de ce que laissait deviner un titre devenu tout de suite comme une référence de passe. Les jeunes gens – les plus impatients à souhaiter cette réédition – liront La Droite buissonnière comme il faut la relire aujourd’hui : dans le prolongement des études achevées de Pol Vandromme (sur Déon, Marceau, Mohrt notamment) et au rendez-vous de ses bivouacs d’un hussard.