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Quiconque a lu les Mille et Une Nuits, connaît la trame de la Docte Sympathie : une servante d’une grande beauté et d’une grande intelligence est présentée au célèbre calife Hârûn al-Rachîd par son maître qui vante ses mérites et l’universalité de sa science et en demande cent mille dinars. Ce à quoi Hârûn al-Rachîd rétorque que si la science de la mignonne est avérée, il paiera la somme demandée. Le calife la soumet alors, devant un aréopage de savants et de membres de sa cour, à une série d’épreuves visant à tester l’ampleur de sa culture et à tenter de la mettre en échec. Toutefois, elle sortira avec les honneurs de cet affrontement et gagnera l’estime de tous après avoir dominé les divers savants (juriste, grammarien, philosophe, astronome, médecin et théologien) et en avoir même humilié certains.
Cet ouvrage présente la traduction en français du célèbre conte, mais dans la version de Tombouctou dix fois plus volumineuse que celle du Caire, version de référence. En effet, le copiste y a ajouté un grand nombre de développements juridiques, d’anecdotes sur les Compagnons du Prophète, de hadith-s, de citations coraniques et de questions relevant de la casuistique : droits de l’épouse, piété filiale, droits de l’esclave. Il est évident que de tels développements, liés à la tradition musulmane, s’inscrivent dans une tentative « d’islamisation » d’un récit qui était purement profane à l’origine. Cette tendance, visant à la reprise en main, par les théologiens musulmans tardifs, de la pensée profane, mais aussi de la pensée philosophique, se manifeste clairement dans cette version sahélienne du conte. Il s’agit de donner un vernis islamique à des récits à caractère universel.
Nous avons fait le choix de traduire ce conte non pas à la manière de Galland ou de Mardrus, ce qui paraîtrait aujourd’hui archaïsant, mais en utilisant un lexique moderne, voire familier par endroits, notamment dans les dialogues, souvent savoureux, qui émaillent le texte. Nous n’avons pas rendu systématiquement en français les eulogies musulmanes si fréquentes dans les manuscrits de Tombouctou.