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« Comment en suis-je venu à m’intéresser au sort de Deborah Lifchitz, pour quelle raison ai-je un jour résolu de m’attacher au destin de cette femme dont l’existence ne me fut révélée que par hasard, au travers d’une émission sur les rites et coutumes du peuple dogon ? La seule explication que l’on peut avancer est l’étrange coïncidence qui, peu après que j’eus entendu son nom pour la première fois, me fit à nouveau croiser sa route dans un environnement cette fois bien différent : loin des Dogon, de leurs masques et de leurs danses rituelles, Deborah Lifchitz brûlait des lettres dans une obscure caserne de l’est de Paris en attendant son transfert pour Drancy… » À la fois enquête historique et récit introspectif où se mêlent vérité et fiction, le présent livre réussit le tour de force de se jouer des pesanteurs de l’histoire comme de la légèreté des consciences. Car en partant sur les pas d’une ethnologue inconnue, disparue en 1942, c’est bien à la découverte de ses propres racines que l’auteur de ces lignes se lance sans le vouloir, avec une ingénuité qui force le respect, mais ne facilite guère ses investigations, et un sens de la narration qui privilégie rebondissements et quiproquos. Michael Freund est né Lausanne en 1944. La Disparition de Deborah L. est son premier récit.