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Longtemps, Lorette Nobécourt a brûlé ses textes. Mais en 1994, un court récit échappe au feu : c’est La démangeaison, que publient alors les éditions Sortilèges. Confession, monologue, carnet d’une souffrance ou d’un mauvais rêve, ces cent pages marquent la naissance d’un écrivain et apparaissent très vite comme un talisman noir qu’on se transmet. Depuis son enfance, Irène souffre de psoriasis. Maladie chronique et sans cause. La peau s’enflamme, les doigts s’agitent, le cœur s’affole. Il n’y a plus de pensée vagabonde. Il n’y a plus que ça, cette monstruosité. Le corps est une plaie. Toute pensée est une plaie. Bien sûr on vous regarde. Enfant, gamine, adolescente : la pauvre. Mais Irène ne se plaint jamais. La chair est malade ? Alors Irène se fait le verbe. Sa langue est dure. Magnifique. Ses mots sont une écharde qui irrite le monde, qui saisit le regard du père, le geste des amants. Qui caresse la quenotte enfantine, un peu apaisée. La démangeaison porte en soi tous les thèmes de l'oeuvre de Nobécourt : l’enfant silencieuse ; le corps blessé ; le désir sans fin ; l’impossibilité de vivre dans ce monde – et c’est l’écriture qui frappe, d’emblée, chez cette jeune femme. Pas de psychologie. Pas de papa-maman. Pas de causes. Osons le mot : pas de société. Il n’y a que la contamination des mots : et on finit sa lecture, gêné, transpercé, en se frottant l’avant-bras, la paume, le poignet, la cuisse : c’est que la littérature a gagné, en sa peau de chagrin.