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"La créolisation "dissimulée" dans l'oeuvre de Saint-John Perse fait qu'il rejoint, ou qu'il développe, comme cet autre auteur issu de l'univers des Plantations, William Faulkner, les procédés du conteur, créole ou amérindien ou noir-américain : l'accumulation dans la description, la répétition dans les récits, l'assonance dans l'exaltation poétique, la hachure des rythmes, et ces précieux listages d'Anabase ("... celui qui trouve son emploi dans la contemplation d'une pierre verte..."), par quoi le réel est tramé en étendue, récusant toute fausse profondeur. Ces techniques de l'oralité ne sont nulle part données comme telles, ni proclamées ni revendiquées dans l'oeuvre. Le détour poétique (la "traduction" subreptice du créole ou sa trop visible mise en scène) crée un "liant" aussi puissant que le fait par ailleurs l'invention "directe". La parole poétique est multiple, ce qui la construit pourtant est son unité souterraine. Étendue et profondeur. De l'une à l'autre, la poétique est d'enrobement et de dérobement, chez un auteur qui par ailleurs se révèle toujours précis et minutieux. La créolisation mène à d'autres dimensions, à d'autres espaces (l'espace du monde), et ne se suffit pas à elle-même." Édouard Glissant.