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La réflexion menée dans cet ouvrage part d'un constat : la résurgence de la thématique épidémique dans la littérature après 1980. Pourquoi le roman contemporain évoque-t-il des épidémies quasiment éradiquées en Occident (peste, choléra, variole, diphtérie) ? Comment lire ces récits d'épidémie ? Que révèlent-ils sur la fin du XXe siècle ? L'ouvrage se propose d'abord de réévaluer La Peste de Camus, dont on a pu sous-estimer l'intérêt. De fait, la réinscription de ce roman dans une "bibliothèque de l'épidémie" révèle sa dimension fondatrice sur le plan éthique et esthétique : Camus aurait renouvelé les codes du récit d'épidémie. Outre la modernité insoupçonnée de La Peste, notre travail se propose de mettre en lumière son influence sur des oeuvres des années 1980-1990. À des degrés divers, les récits d'épidémie de Gabriel García Márquez, José Saramago, André Brink, Jean-Marie Gustave Le Clézio et Stewart O'Nan entrent en résonance avec le roman de 1947. En quoi ces auteurs, par-delà leurs horizons divers, sont-ils des héritiers de Camus ? Chez Camus comme chez les romanciers contemporains, des imaginaires pluriels se côtoient, tantôt pour dialoguer, tantôt pour s'opposer : imaginaire de l'épidémie, imaginaire historique ou mythe national, subjectivité du lecteur. Traversés par l'intertextualité camusienne et par cette « contagion des imaginaires », les récits du corpus proposent des voies interprétatives multiples. Leur étude invite alors à explorer les droits du lecteur et les pouvoirs de la fiction.