Le presbytère de Dingsheim a été désaffecté au début des années 1990. La commune a décidé de le rénover ; il fallait le vider de ses meubles. Dans une armoire murale du premier étage se trouvaient une masse de papiers précieux pour l'historien, en particulier les factures de la construction de l'église paroissiale. Combien étaient payés les matériaux : chaux, sable, pierres de taille, bois de la charpente ; puis, dans un deuxième temps, le mobilier intérieur : lambris du choeur, tableaux du maître-autel et des autels latéraux, chemin de croix... Combien ont été payés les artisans : maçons, vitrier, charpentier, manoeuvres. Pour la construction du choeur, d'avril à juillet 1857, nous possédons la totalité des factures, avec les noms des fournisseurs et ceux des ouvriers, presque tous des artisans locaux, dont les descendants habitent toujours le village. Le lecteur est invité à retrouver ces documents à travers leur reproduction avec transcription.
Ces données ont été exploitées méthodiquement dans des chapitres ordonnés chronologiquement. Elles ont été prolongées en amont et en aval par des considérations qui reposent sur d'autres documents : livres paroissiaux, correspondances avec les autorités civiles, actes notariés...
Ces données, chiffrées et datées, dans leur nudité et leur précision scientifique, introduisent le lecteur dans l'univers de la foi ardente qui habitait nos ancêtres ; ils ont voulu bâtir « une copie, une reproduction terrestre de l'église véritable qui est au ciel », selon la formule de V. Georghiu.
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