Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
De l’œuvre de Franco Fortini, vaste et multiforme, il n’existe presque pas de traduction en langue française : parmi les auteurs les plus importants du vingtième siècle italien, il est sans aucun doute celui qu’on connaît le moins en France (si ce n’est par le film de Straub et Huillet Fortini/cani). La conscience aux extrêmes, ensemble de textes inédits, reconstruit les étapes essentielles de sa réflexion sur les rapports entre les intellectuels, les transformations sociales et la politique. S’échelonnant sur cinquante ans, de 1944 à 1994 (de la fin de la dictature fasciste à la mort de l’auteur), c’est aussi un portrait de l’Italie du XXe siècle qui se dessine par le fil conducteur de la question des intellectuels, de leur rôle, de leur « engagement », tout en posant sur ces questions un éclairage nouveau et décalé par rapport aux débats français, que ses intuitions ne manqueront pas de nourrir. On y suit l’évolution de l’auteur — du personnalisme chrétien au marxisme critique —, mais aussi celle de l’Italie, de la guerre civile à la reconstruction, puis aux Trente Glorieuses, aux mouvements de contestation, jusqu’aux années de plomb et à l’instauration du pouvoir médiatique de Berlusconi dans les années 1990. En 1944 le jeune Fortini s’adresse essentiellement aux artistes, aux poètes et aux auteurs, dont il fustige à la fois l’élitisme et la tendance à la servitude volontaire face au pouvoir. Dans le texte de 1945 intitulé « Une culture nouvelle » ses destinataires ne sont plus les intellectuels, mais les classes laborieuses qui ont tiré des expériences de la guerre et de la Résistance une nouvelle conscience politique. Dans les textes plus tardifs, Fortini s’efforce d’imaginer une stratégie oppositionnelle adéquate à une société capitaliste avancée. Après l’échec de ses espoirs politiques entre les années de plomb et les années 1980, l’écrit « Pasolini politique » dresse un bilan du différend inconciliable entre les deux modèles d’intellectuel que Fortini et Pasolini ont incarné. Enfin la « Lettre ouverte à l’Assemblée sur la liberté de l’information » (1994), dernière intervention publique de Fortini, dénonce la dégradation des médias et leur asservissement au pouvoir. Le recueil est présenté par Andrea Cavazzini, qui reconstruit le trajet de Franco Fortini, présente brièvement chaque texte et dégage les coordonnées historique et thématiques de sa réflexion sur la question des intellectuels. Livre d’une brûlante actualité (ses enjeux excèdent et son siècle et le contexte italien) La conscience aux extrêmes restitue la trajectoire exemplaire et l’acuité de pensée d’un intellectuel intransigeant.