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La mélancolie est une des formes de la souffrance et du nihilisme contemporain. Elle s’accompagne d’une réflexion sur la difficulté d’être de l’individu moderne, ainsi que sur la dimension tragique de nos désirs. Pour la pensée philosophique contemporaine, étudier la mélancolie, c’est instruire et déconstruire le corps dans l’histoire des pratiques, des mots, des gestes, mettant ainsi l’accent sur les conditions sociales, économiques et matérielles des phénomènes pathologiques collectifs. La notion de mélancolie est le corollaire et le contraire du sentiment d’exister. Elle est au cœur des figures du négatif. L’affirmation d’un « oui » à la vie, telle qu’elle se manifeste d’Epicure à Spinoza et à Derrida est une réponse à un « non », celui de la mélancolie, de la perte, de la philosophie du manque, de la négativité, de Dieu, etc. On voit ainsi se croiser pulsion de mort et société du malaise. Le chemin de la liberté et celui de la création ne peuvent être sans les notions d’intersubjectivité et de subjectivation, révolution de l’existence se dressant comme le négatif de l’état du monde. La dépression relève-t-elle d’une maladie psychique, ou bien peut-elle être considérée comme un état inhérent à la condition humaine ? Renvoie-t-elle à la domination qu’exercent les sociétés modernes sur les sujets, sur leur bien-être ? Si tel est le cas, il y a mélancolie quand le sujet devient étranger à lui-même, hostile à ce qui constitue son devenir d’individuation dans un théâtre de rapports de forces. Cette instabilité pourrait ne pas être un obstacle insurmontable, voire même constituer une force si nous parvenions à expulser la tristesse qui est en chacun. Il n’est pas étonnant de retrouver cette figure de la mélancolie dans de nombreux travaux et au cœur de l’histoire de l’art, de la clinique et de la philosophie, mais également de la question politique.