En septembre 2000, nous avons invité à Francheville près de Lyon une quarantaine
de théologiens protestants, jeunes pour la plupart, à un colloque, une
Université théologique libérale d'automne, dont l'orientation se situait dans la perspective
générale de ce que les uns appellent la théologie libérale, d'autres le
libre christianisme. L'étiquette, en l'occurrence, importait peu, l'essentiel étant
que n'étaient pas en jeu des doctrines arrêtées, mais une attitude qui se veut
sans esprit d'orthodoxie et que l'on peut situer sous le signe du libre examen
en matière de croyances et de foi.
Nous avons conçu cette initiative dans l'idée de ne pas garder pour nous le
bénéfice d'une expérience vieille de près de trente ans, mais d'en faire profiter
celles et ceux qui, après nous, ont déjà pris ou sont en train de prendre
la relève dans le contexte de la théologie protestante. [...]
Les années passant, les circonstances changent, les problématiques se déplacent
et le travail théologique est toujours à reprendre, fondamentalement. Pour la
rencontre de septembre 2000, nous avons jugé nécessaire d'aller droit au coeur
de l'un des problèmes les plus difficiles et les plus centraux de la foi chrétienne,
l'un de ceux aussi qui passent aujourd'hui par les révisions les plus
décapantes : qu'en est-il de la personne et de la notion même de Christ, de
sa signification et de l'usage que l'on fait de ce terme ? [...]
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