Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
À Orange (Vaucluse), le 6 octobre 105 av. J.-C., une armée germanoceltique venue des confins de l’Europe attaque deux armées romaines de huit légions, que Rome a dépêchées dans le Bas-Rhône pour lui barrer la route de la Méditerranée. Accablés sous les coups de la cavalerie et de l’infanterie ennemies, les Romains sont anéantis au terme d’une violente bataille dont les pertes s’établissent à 100 000 morts, 20 000 prisonniers et un nombre incalculable de blessés. Leurs camps sont pris d’assaut, détruits et incendiés. Le butin, voué par les vainqueurs aux divinités de la guerre, est mis en pièces et jeté dans des gouffres ou dans des tourbillons du Rhône et ses affluents. Les prisonniers sont torturés, exécutés, puis leurs cadavres jetés dans des fosses. Cette bataille d’anéantissement est l’une des plus grandes défaites qu’ait connues la République romaine. Elle a donné un coup d’arrêt à la conquête de la Gaule méditerranéenne qui, commencée en 121, paraissait pourtant ne pas rencontrer d’obstacles. Rome a été vaincue par des « barbares » supérieurs en nombre et en génie tactique. Elle a largement sous-estimé son ennemi, qui l’avait observée pendant des semaines pour monter sa manoeuvre. L’armée n’a pas été capable d’opposer un front uni à des guerriers confirmés, qui se battaient pour une raison vitale : acquérir des terres où s’installer. Dans un récit vif et documenté, Alain Deyber fait vivre au lecteur l’ambiance qui régnait dans les deux camps, depuis les origines du conflit jusqu’au point d’orgue final. Cet événement, qui aurait pu changer le cours de l’histoire de l’Europe, marque le début d’une guerre entre les Gaulois et les Germains occidentaux ; les premiers déposeront les armes en 21 apr. J.-C. mais les seconds ne le feront jamais ; ils continueront bon an mal an la lutte contre la puissance romaine, jusqu’à sa chute au ve siècle apr. J.-C.