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«Une philosophie de l'existence comme celle de Karl Jaspers n'est pas seulement l'itinéraire d'une conscience individuelle ; elle fait appel à d'autres consciences individuelles et tente à l'extrême de communiquer avec elles, à la faveur d'un langage commun. Mais en retour, si le langage est commun, la pensée qu'il véhicule ne peut être chaque fois qu'individuelle. Je pense, tu penses, et nul ne peut produire à ma place ce courage et cette docilité par quoi la pensée est toujours l'action intérieure d'un individu. Seuls les mots, l'appareil des concepts, la carcasse des arguments, sont entre les consciences, couchés dans les livres, radicalement anonymes, et attendant d'être vivifiés par une expérience unique comme celle de leur auteur et naissant en liaison avec celle-ci. On n'entre donc point en curieux dans une telle pensée, mais par une sympathie active qui n'est d'abord qu'un risque gratuit, mais qui peut devenir un dialogue fécond, même - et surtout - si le dialogue doit être ce combat amoureux qui figure, selon Jaspers lui-même, la forme la plus haute de la communication des consciences.» M. D. et P. R. Depuis que cet essai a été écrit (1947), Jaspers n'a cessé de croître au «firmament des philosophes» du XXe siècle, non seulement à cause de la valeur de sa réflexion philosophique, mais aussi en raison de son intégrité morale. Comme le disent les deux auteurs tout à la fin de ce livre, «il n'est pas indifférent que Jaspers n'ait rien eu à renier de lui-même, et que nous puissions saluer la continuité d'une pensée et d'un destin qui au fond de l'abîme restent égaux à eux-mêmes».