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Ce vendredi 13 novembre 2015, je suis avec deux amis à un concert de rock, au Bataclan. Nous sommes là pour boire des bières, écouter de la bonne musique. La vie, quoi. À environ 21 h 40, c'est par un bruit de pétards que l'Histoire me percute. Le temps, en me retournant, de voir un terroriste, son regard haineux, et les flammes sortir du canon de sa kalash, tout s'accélère, je suis projeté en avant dans la fosse. Pendant plusieurs minutes sous le feu, je perds de vue mes amis et parviens à me réfugier dans un « cagibi » à droite de la scène. Nous n'en sortons que deux heures plus tard, libérés par le Raid. Les jours suivants, je suis pris dans un tourbillon. Je dois gérer le deuil de mon ami Vincent et mon retour au travail. L'esprit bombardé de questionnements et de sollicitations, je décide d'écrire un journal pour coucher mes réactions à chaud, me vider, me reconstruire. Le texte est tel quel, brut, sans relecture et réécriture, avec la violence et l'absence de recul critique que cela peut entraîner. Avant d'être victime d'attentat, je suis enseignant et historien, j'ai travaillé sur l'Islam médiéval et sur les usages politiques de l'histoire. Avec les attentats, la violence du réel a frappé ma conscience du réel. Cinq ans après les attentats, deux ans après la fin de ce journal, il était temps de faire le bilan. Christophe Naudin (né en 1975) a coécrit Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe identitaire (Libertalia, 2015) et Les Historiens de garde. De Lorànt Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national (Inculte, 2013 ; Libertalia, 2016).