Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
" Une dimension manque à la poésie française. Et c'est pourquoi je trouve de l'importance à ce qu'écrit Michel Jourdan et je voudrais contribuer à attirer l'attention sur son oeuvre, où un possible s'ébauche. Parmi les écrivains qui ont cherché de nos jours à tirer des enseignements de la spiritualité taoïste, cet auteur est en effet un de ceux qui l'aura tenté de la façon la plus rigoureuse, bien que sans projet préalable, ayant choisi spontanément, je suppose, d'être - en France le plus souvent mais au dehors, très au dehors, de la société - ce paysan qui n'a de ressource que le travail incessant parmi ses menues plantations, à la limite des lieux encore sauvages. Aussitôt qu'il l'a pu, il y a quinze ans de cela, Michel Jourdan est allé vivre dans une haute vallée des Pyrénées près du brouillard et des pierres et a commencé de gratter le sol pour en tirer une subsistance, s'éclairant au pétrole ou à la bougie sous le toit percé d'une ruine, se chauffant du bois mort qu'on peut ramasser dans les bois. " Ecrire ", il le fait en marchant ou en travaillant son arpent de terre ingrate et de ciel, par bribes d'observation qui raniment, dans quelques mots rassemblés, tisons de notre absolu, un peu de la flamme du monde. " YVES BONNEFOY