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Le 13 janvier 1968, Johnny Cash donne un concert à la prison d’État de Folsom, en Californie. Il a traversé des moments difficiles, frôlé la mort artistique et même la mort pure et simple. Fermement décidé d’en finir avec son addiction aux amphétamines, il n’a eu d’autre choix que de sortir de sa torpeur et, surtout, de se réinventer : en se produisant dans un établissement de haute sécurité, devant deux mille hommes potentiellement dangereux. At Folsom Prison est le résultat du processus de réappropriation de sa musique et de sa vie personnelle. Le contexte et le contenu ne suffisent pas pour définir cet album qui va relancer sa carrière pour trois décennies. Le son est primordial. Un son qui n’a aucun équivalent, ni dans l’univers country ni dans la discographie du « Man in Black ». Un son qui, étrangement, a une odeur, de soufre et d’encens, de cierge et de cachot humide, de transpiration et de réfectoire, de tabac et de bourbon. Un son qui transcende les styles et parvient à fusionner, derrière la « façade country », les influences du gospel, du blues, de la musique folk et du rockabilly.
J’appartiens à la « Génération X »1, qui a découvert le Johnny Cash de l’époque d’American Recordings. À partir des années 1990, il n’est plus uniquement un monument de la musique country, il a accédé à un autre statut, celui d’une icône transcendant les styles musicaux, capable de reprendre, accompagné de sa seule guitare sèche, des compositions signées par des artistes aussi divers que Sting, Paul Simon, Tom Petty, Nick Cave, John Lennon, Paul Mac Cartney, Sheryl Crow, Bono ou Martin Gore. Dans un style dépouillé, il interprète les premiers classiques de notre jeunesse : Personal Jesus de Depeche Mode, One de U2, Hurt de Nine Inch Nails, … Le « has-been de Nashville » est devenu « tendance ». Pour preuve, son producteur n’est autre que Rick Rubin, qui travaille avec des groupes comme les Red Hot Chili Peppers et les Beastie Boys. Au fil de ses six derniers albums, dont deux posthumes, on entend sa voix s’enliser de plus en plus dans le grave, le pathos, le mortuaire. Deux ans après son décès, le biopic Walk The Line réalisé par James Mangold (2005) offre à notre génération des images plus « contemporaines » – interprété par Joaquin Phoenix, Cash est à nouveau jeune et beau, vif, énergique. Il ne nous reste plus qu’à remonter le courant des guitares électriques du grunge, du punk et du métal pour découvrir le rock‘n’roll, le blues, le gospel et la country, le Cash des années 1950 et 1960 : Folsom Prison Blues, I Walk The Line, Ring Of Fire, et les fameux « disques de prison », Folsom et San Quentin.