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Le succès fulgurant du Da Vinci Code a rendu toute son actualité à la sulfureuse question de la vie amoureuse de Jésus, si contraire avec l'image que l'Église se fait de la sexualité. Quelle fut la nature des relations entre Jésus de Nazareth et la grande figure féminine que la tradition chrétienne a nommée Marie-Madeleine ? Si « le Verbe s'est fait chair », s&rsquoil faut prendre au sérieux le mystère de l'Incarnation, peut-on imaginer que le Christ se soit interdit tout amour charnel ? L'histoire, les Évangiles canoniques, les apocryphes et la théologie ont-ils quelque enseignement à nous livrer à ce sujet ? Jean-Yves Leloup, qui travaille depuis toujours sur cette question, nous livre ici la synthèse de ses travaux. Il montre comment le symbolisme sexuel, omniprésent -même si c'est en filigrane - dans l'ésotérisme juif dès l'époque la plus reculée, ne peut qu'avoir eu une influence profonde sur le premier christianisme. De même, les évangiles gnostiques permettent de mieux mesurer la place du sexe dans la foi chrétienne des premiers siècles, ainsi que la place de Marie-Madeleine comme épouse mystique du Christ. Son propos précis et sans tabou n'entend pas scandaliser, mais stimuler notre étonnement face au « réalisme de l'Incarnation ».