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Procès d'Antigone, procès de Socrate, procès de Jésus, procès de Jeanne d'Arc, c'est toujours le même procès, le procès par lequel les puissances auxquelles le corps social a délégué l'autorité cherchent à réduire au silence une voix gênante ou inopportune, à étouffer l'étincelle de pensée, d'amour, de courage ou de liberté qui brille comme une menace. Par les moyens mis en oeuvre, par la pression qu'exerce le pouvoir sur les juges afin d'obtenir d'eux une sentence qui serve sa propagande, par l'abjuration et le repentir public exigés de l'accusé, le procès de Jeanne d'Arc est le modèle des grands procès politiques de notre temps. Abandonnée des siens, abandonnée de ses voix elles-mêmes, face au lourd appareil dressé pour l'écraser, Jeanne est seule et doit décider seule de sa soumission ou de sa mort : et pourtant les juges perdent la partie au moment où ils croyaient l'avoir gagnée. C'est l'heure de la liberté humaine : au fond de quel dénuement, de quel désespoir peut-être, la liberté humaine trouve-t-elle ses ressources suprêmes ? Telle est la question, étrangement actuelle, à laquelle a voulu répondre Thierry Maulnier.