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Jean Rhys, née Ella Gwendoline Rees Williams, est pour bien des lecteurs, en France et dans le monde, un écrivain-culte. Sa sincérité conquiert, sa ténacité étonne. Tenue pour morte pendant près de trente ans, redécouverte avec la parution de son dernier livre, un chef-d’œuvre (La Prisonnière des Sargasses, 1966), elle eut une vie de misère et d’errance. En 1939, après avoir publié cinq ouvrages, Jean Rhys disparaissait de la scène littéraire. Elle n’écrira plus que quelques nouvelles et un roman, retour hanté aux lieux de son enfance (dans les Antilles anglaises), sur lequel elle s’acharna pendant dix ans. A soixante-dix ans passés, elle connut enfin une gloire dont elle fit peu de cas. De Rive gauche (1927) à Bonjour, minuit (1939), Jean Rhys poursuit une longue confession tout entière rassemblée autour d’un sentiment de vide et de solitude. Anna, Sasha, Maria... sont autant de versions d’elle-même. Nulle part la situation d’échec où elles vivent n’est aussi fortement ressentie que dans le rapport homme-femme qui est le thème le plus constant de cette œuvre. Le secret de la vie ne serait-il pas, comme Jean Rhys a la tentation de conclure, « de ne jamais s’engager trop loin, ni trop profondément » ? Christine Jordis revient sur ce destin unique dont elle analyse très subtilement les contradictions et l’itinéraire secret. Elle insiste sur les échos qu’éveille en elle, comme en chaque lecteur, cette œuvre lucide qui décrit avec intensité la difficulté d’être, les faiblesses de la passion et l’obstination de l’amour. En arrière-fond, la nostalgie pour un éden perdu, les îles lointaines des West Indies.