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Née à la frontière franco-allemande, métissée de français, d’allemand, de platt, d’anglais et d’italien, Noëlle Mathis interroge ici son identité transfrontalière à partir des mots qui ont toujours gravité autour d’elle comme s’ils étaient pourvus d’une autonomie propre. « Ils viennent de loin. Ils viennent de près. De la chair, de la famille, de la frontière, du voyage. » Des mots impromptus, qui arrivent dans la bouche, que l’on range dans la poche, qui sortent du bout des lèvres ou qui libèrent la parole, qui partent à la recherche de la langue perdue, celle de l’enfance. « La main tendue et dans la paume chaude les mots de béscht doch kòmm. Tu es donc revenue. Oui, je suis revenue dans la langue qui habite l’âtre. Dans ma langue, celle d’avant les mots. » Noëlle Mathis fond l’histoire personnelle et celle avec un grand « H » en observant le mouvement et le nuancier des langues transmises, tout à la fois témoins et ouvrières de l’histoire, par les générations précédentes. Ou non transmises. « Il y a le vide dans la maison-langue. » Les souvenirs reviennent à travers les mots visités comme des pièces que l’on habite. Les langues finissent par ne plus être étrangères ni maternelles (ou paternelles) mais toujours vivantes, et une réconciliation s’opère avec ce qui était jusqu’à présent de l’ordre du taire : « Jamais je n’en finirai de dire là d’où je viens alors que j’en suis partie pour ne plus en parler. »