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Haïti : une culture absolument singulière, une société divisée et menacée, plus d'un siècle et demi d'histoire convulsive (depuis l'indépendance de la république d'Haïti en 1804). C'est l'intimité de cette île que nous ouvre le roman de Jean Métellus, sa merveilleuse chronique de la ville de Jacmel en 1956. Burlesques ou lyriques, ces conversations à Jacmel n'ont pas seulement la saveur de l'exotisme ; on y découvrira, en dehors de toute réduction idéologique, les traits d'une situation morale, politique et économique où mûrissent paisiblement les plus sanglantes tragédies, non seulement d'Haïti mais aussi de l'Amérique latine et de l'Afrique noire... Une fatalité court dans tout ce livre, un destin se laisse entendre à travers la parole des personnages, dont les voix, inspirées et populaires, sonnent comme un choeur antique. Mᵉ Barthoux, beau parleur enrichi par tous les gouvernements, J.-P. Murat, condamné à l'inaction, Isaac le rêveur incarnent admirablement la classe moyenne d'Haïti. Mais, au milieu de ces personnages, se détachent deux figures : Pisquette et son ancienne maîtresse, Gros Nina. Malgré leurs succès et leurs compromissions avec un pouvoir décadent, ils restent fidèles à leurs origines, aux dieux du vaudou, aux coutumes du pays et, surtout, à ce langage haïtien dont toutes les inflexions disent le courage d'un peuple, son humour et sa tendresse.