Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
À l’origine de ce livre, la transmission brisée... Errer dans Istanbul pour faire parler des cendres mêlées, dispersées en Pologne. Arracher des mots perdus à cette ville qui, avant que je ne m’y perde moi-même avec bonheur, m’a habité longtemps... Je n’ai pas connu mon grand-père Marcos. Marcos et Rébecca m’ont vu naître. J’ai été privé du son de leurs voix. Exil multiplié jusqu’au piège terrifiant de la mort nazie. Ce sont des lettres d’outre cendres qui rêvent la voix de Marcos, restituent des lambeaux de vie tramés dans le kilim des visages vivants d’Istanbul. Les photographies de Josette Vial, motifs à vif du kilim, captent avec justesse la vie aujourd’hui autour du Bosphore. Elles réactivent aussi un monde, du temps perdu au temps retrouvé, inscrit dans le mouvement perpétuel de la ville mythique dont déborde ma mémoire familiale. Les images renouent ainsi dans ces pages le lien interrompu par l’absence. Les mots déshabillés en poèmes – de l’autre côté du miroir – font écho à la générosité du regard à nu de la photographe. Ce livre est un patchwork amoureux d’Istanbul. Istanbul effervescente d’aujourd’hui. En mémoire de toi, Marcos... Constantinople et ses fantômes, à plus d’un siècle d’écart. Dans des trous de mémoire... À chacun de se risquer, se repérer à la croisée féconde des destins et des pas perdus. Postface (extrait) : Une résidence d’écriture à Istanbul, en avril et mai 2012, soutenue par une bourse du FIACRE INTERNATIONAL de la Région Rhône-Alpes, m’a permis de mener à terme l’écriture de ce Kilim des sept collines. La mémoire familiale et mes recherches personnelles, mes rêveries sur un passé dévasté m’ont conduit à cette construction en patchwork : lettres imaginaires d’un grand-père disparu tricotées au témoignage poétique sur sa vie et sur sa ville par l’écrivain d’aujourd’hui. Des fantômes de Constantinople à la foule cosmopolite de la mégapole actuelle. De l’une à l’autre, un chemin d’émotions. Témoignages de survivants, pas perdus dans les labyrinthes des vieux quartiers autrefois habités par les judéo-espagnols de Constantinople, synagogues désertées*, étoiles de David qui s’effacent sur les façades lézardées de Balat, anciennes écoles de l’Alliance Israélite Universelle aux portes closes. Celle d’Hasköy où étudia Marcos est devenue une maison de retraite ! Des ruines enfin et la vie qui partout explose… Le droit d’inventaire et le droit à la lumière. Pour conjurer l’inadmissible. Transmuer le vide en désir de dire… Cette résidence d’écriture m’a donné l’occasion de lire et de rencontrer des écrivains (Özdemir Ince, Mario Levi, Yigit Bener, Nedim Gürsel, Ahmet Soysal…), des universitaires – lors de mes conférences sur Michel Butor dans les Universités Beyazid et Galatasaray –, l’historienne Nora Seni, qui m’a reçu dans le Centre d’Études Anatoliennes qu’elle dirige... *Sous chaque siège de la principale synagogue séfarade Neve Shalom dans le quartier de Galata, remise en état après l