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"Parfois on fait des choses sans comprendre ce qui nous pousse à les faire. Enfance de l'art... On avance, on cherche, on se perd. J'avais laissé derrière moi mes études et Paris. Je ne connaissais rien à rien, ni l'hébreu ni ce pays. Je n'étais qu'un petit jeune, un citadin, qui aimait les livres, l'art et qui s'est retrouvé à cueillir des oranges et à bosser dans des hôtels pour survivre. J'avais 21 ans. Il y eut des rencontres, la lumière. À chaque occasion, au kibboutz où j'ai vécu puis à Tel-Aviv, je faisais des images. Partout où je traînais, je photographiais, dans les bus, les gares routières, les villes, sur les routes : des visages, la campagne, les plages, des filles. Je marchais dans la poussière de l'été, j'apprenais que la terre pouvait tourner autrement. Je me souviens de la rue Ruppin à Tel-Aviv. Je m'en souviens grâce aux images. Elles ont dormi plus de trente ans dans l'appartement parisien de mes parents. Elles attendaient que je les retrouve. Les planches-contacts sont comme ces petits morceaux de papier japonais dans la tasse de Proust. Elles ne demandent qu'à éclore. Réminiscences, souvenirs mais documents avant tout. Nous sommes entre 1981 et 1985. Après, il n'y aura plus que la couleur pour moi. De Jaffa à Jérusalem, d'Athènes à Marseille, de Palerme à Salonique, autres longues errances... Le noir et blanc d'alors ressemblait trop selon moi à ce qu'il fallait oublier, la nostalgie pseudo-humaniste des années 1950-60, la suprématie d'une certaine vision photographique. Ces images réalisées bras tendu - je ne regardais pas toujours dans le viseur - sont ma conquête personnelle d'une géographie, d'un peuple composite, de tout ce qu'il m'a fallu découvrir. Photographier pour croire au concret, au réel, à l'ici et au maintenant. Ces images racontent un moment de ma vie, rien d'autre." Didier Ben Loulou.