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Éditeur, revuiste, illustrateur, peintre, poète, Alain Breton s’est toujours prononcé contre l’hermétisme, jugé plat et stérile en poésie, au profit d’une poésie se tenant au plus près du fatum humain contemporain et de la brèche intimiste, ce dont il est question dès la parution de sa première anthologie, La Vraie Jeune Poésie (1980), où il donne un credo et une tribune aux poètes de sa génération, à des poètes de moins de trente ans. Dans sa préface, qui est quasiment un manifeste, comme dans les poèmes qu’il écrit ; Alain Breton, sans le rechercher, ni même le revendiquer, fait pourtant office de chef de file : « … Pour coller à son époque le jeune poète ne professe pas de morale (au sens social s’entend) juteuse ou pas et sortirait-elle d’une misère au sprint. Son butin rejette l’idée a priori, ainsi que la profondeur du message qu’il est appelé à transmettre. Le regard d’abord braqué sur soi il se couche en joue, fixe son vide, palpe sa mémoire, fige des arrêts-réflexes devant (ou contre) le monde, s’étonne toujours – non sans avoir pratiqué judicieusement les autres poètes, ses frères surpris… »
Admirons, comme l’écrit Paul Farellier, la suprême audace de ses images, cette mémoire du linge, cette flèche du maïs, ces fruits qui s’avancent, ces aisselles en fuite ; et reconnaissons, sous une apparence d’arbitraire, leur immédiate vérité, traduite « en direct » de l’amour qui en fut le témoin par l’intelligence des sens. Il y a qu’Alain Breton ne projette pas sa lanterne, il épie au fond de lui, de sa mémoire, ce qui peut motiver cet instant, à sa table, devant le papier qu’il griffonne. Alain Breton est tout entier dans sa recherche, là où le monde signifie, ou crie, et il crie avec le monde.
Le poète est un œil, un voyeur qui se délecte des faits les plus anodins du quotidien pour tutoyer le Merveilleux. Le poème est émotiviste par essence, concis, fluide, limpide, sensuel et ciselé : Chaque cri rend compte du placenta futur, - Toute genèse me juge. Il y a chez Alain Breton un grand appétit de vie et ses mots en sont gorgés, avec émotion, émerveillement et truculence, ce dont témoigne Infimes Prodiges, qui rassemble son œuvre poétique, de Tout est en ordre sûrement (1974) à Les Éperons d’Éden (2014), en passant par des inédits.