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À partir des années 1870, les valeurs républicaines et patriotiques sont au cœur d’une nouvelle politique éducative en situation coloniale. L’École de la Troisième République veut inculquer des valeurs sociales et morales valorisant l’État-Nation et la politique d’assimilation. Par son action éducative, l’École est ainsi chargée de promouvoir un sentiment d’appartenance nationale, c’est-à-dire d’enseigner aux élèves les valeurs défendues par la communauté nationale ce qui conditionne en retour leur intégration au reste de la Nation. Cette volonté politique d’imposer une identification à la Nation met en tension des référents identitaires collectifs complexes, ceux de la réalité coloniale étant parfois bien éloignés de ceux de la métropole. La foi dans le progrès et dans la mission civilisatrice de la France explique les tentatives d’application de ce modèle au domaine colonial et plus particulièrement aux vieilles colonies de l’Empire où la volonté assimilatrice semble plus probante. L’originalité pour La Réunion repose ainsi sur un double système d’appartenance qui intègre de manière complémentaire la petite et la grande Patrie, l’attachement des populations à leur île et leur amour pour la France. L’identité réunionnaise et le sentiment d’appartenance nationale se définissent de la sorte par ce qui est semblable (la similarité) et ce qui est distinct (la singularité). En qualité d’appareil idéologique d’État, l’École s’en fait l’écho et crée un imaginaire adapté à sa vocation éducative, ce qui se traduit par des logiques d’accommodation et d’adaptation des programmes. En s’appuyant sur l’analyse des discours sur l’éducation, des curricula et des supports d’enseignement, il s’agit de mettre en évidence les choix politiques et sociétaux établis par les instances officielles pour une colonie en quête à la fois de reconnaissance de son assimilation au reste de la nation et de sa spécificité identitaire.