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Ils sont cinq – Daniel, Juan, Hélios, Alex et le narrateur. Cinq fils de républicains espagnols, à Londres au début des années 60. Ils ont vingt ans, ils sont très pauvres, ont peu vécu et énormément lu. Ils vivent rose-croix, irlandais ou chinois. Surtout chinois, car ces Ibères s'emparent du Tao – ce qui vaut au lecteur quelques dizaines d'aphorismes insolemment profonds. Ils aiment les femmes et les femmes les aiment. Ils sont internationalistes et communards, pleins de savoir et de chants de lutte, convaincus, ironiques et terriblement sérieux. Et ils sont tragiquement perdus, ces enfants d'un triple exil. Celui de leur naissance dans les camps de réfugiés, celui qui les ballote entre France et Angleterre, en défaut de patrie plus encore que de papiers. Mais d'abord en exil de cause, déchirés, Catalans n'ayant jamais passé plus de cinq nuits à Barcelone, héritiers d'une mémoire et porteurs d'une volonté qu'ils s'acharnent à faire vivre sous le regard splendide et désabusé de Judith, figure souveraine de mère et d'amante, emblématique, peut-être, de l'Histoire devenue si lasse. Votre cause, Madame, on meurt pour, avait dit Verlaine à Louise Michel. Ils ont essayé. Trop tard petits soldats de la République. Ce grand et beau livre n'est pas un livre de nostalgie, plutôt de mémoire vive – à chaux, si l'on ose dire. Vies brûlantes et brûlées, mais ce qui est vraiment mortel, n'est-ce pas de n'avoir été le Catalan londonien d'aucune légende et d'aucune espérance ?