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Une analyse pertinente de la pensée de Thomas Hobbes, philosophe souvent détesté mais d'une actualité brûlante.
Avec l’effondrement complet du système soviétique entre 1989 et 1991, on nous promettait une nouvelle ère historique, une ère de paix et de démocratie, un «?nouvel ordre mondial?» et même «?la fin de l’histoire?». À l’affrontement de ces monstres froids que sont les États devait succéder une ère de coopération sous l’égide du droit. Il ne restait plus qu’à jeter la dernière pelletée sur le cadavre de Thomas Hobbes, lui qui avait affirmé qu’entre les États régnait l’état de nature, c’est-à-dire la loi du plus fort, affirmant son droit aussi loin que sa puissance le pouvait. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que les discours iréniques soient étouffés par le bruit des bombes et que l’histoire fasse son retour. Tous les États, même les plus démocratiques, ont tôt montré que nous n’allions pas vers une démocratie idéale, mais vers la multiplication des contrôles, des états d’urgence, ces lois d’exception. Un virus a suffi pour que les libertés civiles les plus essentielles soient suspendues. Le fantôme de Thomas Hobbes rôde plus que jamais : l’État est bien ce «?monstre froid?», «?le plus froid des monstres froids?», selon la parole fameuse de Nietzsche, qui possède le pouvoir de terroriser les citoyens afin d’obtenir d’eux l’obéissance. À tous égards donc, Hobbes est un philosophe majeur et d’une brulante actualité.