Le présent volume, Histoire(s)
et enchantements, au titre a priori paradoxal,
voudrait rendre compte des liens qu'une écriture
modelée par l'imaginaire tisse, d'une part, entre la petite
et la grande histoire - tant il est vrai que l'intime n'est pas
exempt de déterminismes socio-historiques - et, d'autre part, entre
les événements du temps et de grands schèmes archétypaux ou un
fond mythologique.
Ces études, qui lui sont dédiées, s'inscrivent dans le sillage des riches travaux
de Simone Bernard-Griffiths, qui croisent la production romanesque,
autobiographique, historiographique et mythographique des écrivains du
XIXe siècle (Edgar Quinet, Jules Michelet et George Sand notamment).
La première partie, «Des histoires à l'Histoire», décline
en trois sections les différentes virtualités d'un terme
qui renvoie tout aussi bien au domaine privé
(avec les correspondances) qu'au domaine
social et collectif. Le second volet,
«Écriture et imaginaire», explore les
modalités de contamination du
phénoménologique par l'imaginaire
en faisant la part
belle aux surdéterminations
mythographiques.
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